Centre d’innovation pour le bien-être
Les lieux et les pratiques ordinaires façonnent la manière dont les personnes vivent leur vie. Ce centre étudie la participation culturelle, le contact avec la nature, l’activité partagée et les rythmes du quotidien.
L’Abbaye offre un cadre où ces relations peuvent être explorées par des études soigneusement conçues. L’objectif est de comprendre qui participe, ce que les personnes éprouvent, quels changements peuvent être mesurés, et si des approches utiles peuvent être maintenues et adaptées ailleurs.
Ce programme porte sur la recherche relative à des environnements et des activités non cliniques. Toute étude impliquant des soins cliniques est développée avec les partenaires de santé et de recherche responsables.
Axes de recherche
Quatre champs d’enquête, chacun avec les objectifs qu’il poursuit et les études qu’il conçoit.
Les expériences de faire, de chanter, d’apprendre et d’interpréter, y compris la différence entre participer et assister. Les questions portent sur l’appartenance, la capacité d’agir et l’engagement durable. Nous ne supposons pas que toute activité culturelle produise un bénéfice, et établir quand ce n’est pas le cas est aussi utile qu’établir quand c’est le cas.
Nous étudions comment rendre les activités culturelles accessibles, acceptables et durables dans les cadres de la vie quotidienne. Cela suppose de s’intéresser à la participation, à l’organisation pratique et aux conditions dans lesquelles une démarche peut être utile.
Les études examineront l’expérience de la création, du chant, de l’apprentissage et de l’interprétation, ainsi que les obstacles à la participation et les moyens nécessaires pour maintenir une activité. Les mesures et les comparaisons seront choisies avec les partenaires de recherche selon la question étudiée.
Le jardinage, le travail saisonnier et l’expérience du paysage sont des formes de participation autant que des formes de contact avec la nature. Nous voulons étudier ce que les participants eux-mêmes valorisent, ce qui empêche l’accès, et comment activité, cadre et contact social se rapportent les uns aux autres.
Une distinction gouverne cet axe. La recherche dans ce domaine se divise entre l’accès quotidien aux espaces verts, la promotion active de la santé par la nature, et la thérapie dispensée à un patient. Ce domaine travaille sur les deux premiers et n’entre pas dans le troisième. Lorsqu’une étude exige une intervention clinique, c’est un partenaire autorisé qui la porte.
Les objectifs sont ici d’établir ce que les participants valorisent eux-mêmes dans le jardinage, le travail saisonnier et l’expérience du paysage ; d’identifier ce qui empêche réellement l’accès à des environnements favorables à la nature, plutôt que ce qu’on suppose ; et de distinguer les apports respectifs de l’activité, du cadre et du contact social, que ce type de travail confond régulièrement. Nous sommes ici en sciences sociales, et nous y restons.
Une journée structurée, une table commune, un repos protégé et des occasions de silence sont les matériaux ordinaires d’un cadre résidentiel. Leur acceptabilité et leur expérience peuvent être étudiées.
Une précaution méthodologique compte ici : l’effet d’un séjour n’est pas le même que l’effet d’une activité particulière à l’intérieur de ce séjour, et une étude doit être conçue pour les distinguer. L’origine, la qualité et la signification culturelle de la nourriture sont des dimensions de recherche, non la preuve d’une supériorité thérapeutique.
Nos objectifs sont ici d’étudier un lieu de repas comme un lieu de rencontre sociale porteur de sens pour ceux qui l’utilisent, et non comme une simple salle où l’on mange ; d’éprouver si relier une cuisine à des producteurs proches change ce que les gens mangent et la manière dont ils mangent ensemble ; et de concevoir des études capables de distinguer l’effet d’un séjour de celui de chacune des activités qui s’y déroulent.
Des questions d’autonomie, de soutien mutuel, d’usage du logement et de participation sociale, développées conjointement avec le Centre de mise en œuvre de la vision Bauhaus.
Un béguinage — de modestes logements indépendants autour d’une cour et d’une vie sociale partagées — relève ici d’un concept de recherche et de développement. Ce n’est pas une offre de logement et ce n’est pas un service d’aide. Le domaine serait le cadre de vie commune ; lorsqu’un accompagnement de la personne est en jeu, c’est un opérateur autorisé qui l’assure.
Les objectifs de cet axe sont d’étudier l’autonomie, le soutien mutuel, l’usage du logement et la participation sociale dans un cadre de vie partagée ; d’examiner ce que le passage d’un hébergement institutionnel à une vie dans la cité exige réellement d’un lieu avant qu’il puisse accueillir quiconque ; et de développer le béguinage comme concept de recherche et de développement, en mobilisant le patrimoine culturel, l’alimentation locale et le contact avec la nature au service du vieillissement, du lieu et du chez-soi.
Ces priorités s’appuient sur les recherches existantes. L’Abbaye apporte un cadre défini où l’expérience, la participation et l’organisation pratique peuvent être étudiées ensemble.
Ce programme commence par des études de faisabilité, d’acceptabilité, d’accès et de mise en œuvre. Les instruments validés sont choisis avec des chercheurs qualifiés, aux côtés d’entretiens, de relevés d’activité et d’un suivi approprié.
Toute conclusion sur l’efficacité causale exige une comparaison et un échantillon appropriés, définis à l’avance. Les quinze chambres individuelles décrivent une capacité d’accueil, et non un échantillon d’étude. Un travail de faisabilité peut examiner le recrutement, la participation, les mesures et l’organisation avant d’envisager une étude plus vaste.
Les études spécialisées sont développées avec la direction scientifique compétente, les approbations éthiques et les conventions formelles en place avant tout recrutement.
Trois études sont en cours de conception, et pour chacune nous recherchons un partenaire de recherche qui la dirigera :
Si l’une d’elles est proche de votre propre travail, c’est le moment où un partenaire a le plus d’influence sur la manière dont l’étude est cadrée.
Nous souhaitons entendre des équipes de recherche en santé publique, en sciences sociales, en participation culturelle et en gérontologie, ainsi que des organismes publics travaillant sur l’accès, le vieillissement et les services en milieu rural.